Bureau de la concurrence Canada
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Un faux organisme de bienfaisance

Madame la commissaire de la concurrence,

J’aimerais déposer une plainte au sujet de XXXXXX, qui prétend être un organisme de bienfaisance enregistré ayant son siège social à Toronto et qui recueille des fonds pour l’achat de livres et de fournitures scolaires pour les familles à faible revenu.

Il y a quelques mois, j’ai reçu un appel vers l’heure du souper d’une gentille jeune femme de XXXXXX, qui m’a expliqué en détail son programme de collecte de fonds et qui m’a demandé si je voulais faire un don. Elle a également insisté sur le fait qu’aucun don n’était trop petit. Elle a précisé que je pouvais faire une contribution mensuelle ou faire un versement unique, ce qui aiderait l’organisme de bienfaisance à garder les frais d’administration au minimum. Dans quelques jours, je recevrais un reçu aux fins de l’impôt et de la documentation faisant ressortir tout le bon travail que XXXXXX accomplit dans la région de Toronto.

Je n’ai pas eu à réfléchir trop longtemps avant de convenir que ce serait bien de tendre une main secourable aux gens dans le besoin. Je suis mère de deux jeunes enfants et je sais combien les fournitures scolaires et autres biens indispensables coûtent cher par les temps qui courent, et mon conjoint et moi avons des emplois bien rémunérés. J’ai choisi un versement unique de 100 $, puisque j’estimais que cela aiderait XXXXXX à réduire ses frais au minimum.

Quelques jours après, j’ai vérifié mon relevé de carte de crédit et j’ai remarqué que le prélèvement avait été fait. Deux semaines plus tard, je n’avais toujours pas reçu de renseignements ni de reçu aux fins de l’impôt, et j’ai donc décidé d’aller consulter le site Web de l’organisme. Il m’a semblé qu’il n’y avait pas d’organisme de bienfaisance dont le siège social se trouvait à Toronto qui correspondait à celui auquel je venais de donner 100 $. J’ai essayé à plusieurs reprises d’appeler au numéro conservé sur mon afficheur, mais j’obtenais toujours le même message : « L’abonné que vous tentez de joindre n’est pas disponible. Veuillez essayer plus tard. » Puis j’ai poursuivi ma petite enquête en consultant le répertoire des organismes de charité enregistrés qui est publié sur le site Web de l’Agence du revenu du Canada pour finalement découvrir que XXXXXX n’y figurait pas.

J’ai communiqué avec ma compagnie de carte de crédit. Malheureusement, j’avais approuvé la transaction, et elle ne pouvait donc rien faire, sauf prendre en note qu’il s’agissait d’un organisme frauduleux.

Et comme si ce n’était pas assez, j’ai commencé à recevoir un nombre incroyablement élevé d’appels d’autres organismes de bienfaisance qui prétendaient recueillir de l’argent pour les personnes atteintes du SIDA, les victimes d’un ouragan et la recherche sur le cancer du sein. J’ai appelé la police, mais j’ai découvert que mon numéro de téléphone avait probablement été mis sur une « liste de poissons » dont se servent apparemment les télévendeurs malhonnêtes pour harceler les personnes qui, selon eux, sont assez crédules pour se laisser prendre à une autre escroquerie.

Personne ne sait réellement à combien s’élèvent les pertes financières causées par les escrocs qui profitent des catastrophes et du malheur des gens. Je ne m’attends pas à retrouver mes 100 $, mais je pense qu’il est important de vous faire part de cette escroquerie afin que vous puissiez informer le public en vue d’éviter qu’il perde également de l’argent.